Suite Copenhague

Une ville encore inconnue est comme une bibliothèque dont on parcourt les rayons les uns après les autres, ravi(e) de tant de découvertes et de promesses de lectures. Tant de livres à lire et de dédales d’allées à emprunter réjouissent les lecteurs. Il m’est souvent arrivé de faire ce rêve dans lequel je découvre, dans un coin de mon appartement, une pièce cachée dont je ne savais pas l’existence et la perspective de ce nouveau lieu, de cette extension d’espace parfaitement insoupçonnée et inattendue me remplit à chaque fois d’une grande joie au réveil. La possibilité de quelque chose d’autre dont je ne me doutais pas me donne alors de l’énergie pour tout la journée.
Copenhague m’est apparue comme une ville de bibliothèques,

20121015-223442.jpg
une ville où les livres ont une nouvelle maison étincelante nommée Diamant Noir
où les parois de verre se confondent avec le ciel,

20121015-223505.jpg

20121015-223425.jpg
Avec des passerelles en verre et métal qui mènent

20121015-223608.jpg
vers les lieux plus anciens qui les abritent encore,

20121015-223834.jpg

 Ou bien sont rangés dans les étagères et mezzanine d’un café restaurant.


20121015-224052.jpg

20121016-165122.jpg

Une ville où les livres peuvent aussi être exposés dans une ancienne laverie devenue café, mais où l’on peut encore laver son linge

pendant que d’autres travaillent dans des bibliothèques rutilantes

sous l’oeil absent de Kierkegaard

20121016-165412.jpg
et celui narquois  et hautain de Karen Blixen.

Publicités

Feuilletage

En descendant la rue des Martyrs, je levais souvent les yeux au même endroit.

Derrière les vitres de hautes fenêtres d’un atelier, j’apercevais alors des masques gigantesques en papier mâché entreposés là, des personnages de carnaval et de corso fleuri, figures grotesques inanimées.

L’immeuble a été rasé depuis peu et, sur le mur sont apparues, réapparues plus exactement deux grandes affiches publicitaires protégées par du plastique.  Ripolin et la liqueur Bénédictine. Des vestiges des années 50 ou 60. Parfaitement intactes avec des couleurs que l’on devine encore brillantes et vives derrière le plastique qui les protège.

Une coupe verticale dans le temps pour une véritable archéologie des villes, le feuilletage des pages d’un livre qui nous transporte brusquement dans un autre temps figé mais encore lisible.