Suite Copenhague

Une ville encore inconnue est comme une bibliothèque dont on parcourt les rayons les uns après les autres, ravi(e) de tant de découvertes et de promesses de lectures. Tant de livres à lire et de dédales d’allées à emprunter réjouissent les lecteurs. Il m’est souvent arrivé de faire ce rêve dans lequel je découvre, dans un coin de mon appartement, une pièce cachée dont je ne savais pas l’existence et la perspective de ce nouveau lieu, de cette extension d’espace parfaitement insoupçonnée et inattendue me remplit à chaque fois d’une grande joie au réveil. La possibilité de quelque chose d’autre dont je ne me doutais pas me donne alors de l’énergie pour tout la journée.
Copenhague m’est apparue comme une ville de bibliothèques,

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une ville où les livres ont une nouvelle maison étincelante nommée Diamant Noir
où les parois de verre se confondent avec le ciel,

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Avec des passerelles en verre et métal qui mènent

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vers les lieux plus anciens qui les abritent encore,

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 Ou bien sont rangés dans les étagères et mezzanine d’un café restaurant.


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Une ville où les livres peuvent aussi être exposés dans une ancienne laverie devenue café, mais où l’on peut encore laver son linge

pendant que d’autres travaillent dans des bibliothèques rutilantes

sous l’oeil absent de Kierkegaard

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et celui narquois  et hautain de Karen Blixen.

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Copenhague

Les premières impressions d’un lieu que l’on découvre dévoilent des territoires qui nous sont inconnus, étrangers à ce que nous sommes ou croyons être. Une ville dans un pays  ignoré jusque là, méconnu probablement et nous voilà devant des étendues nouvelles à apprivoiser.

« S vous prenez une carte du Danemark et que vous y jetez un oeil, vous verrez que la péninsule du Jutland, au nord, se finit en pointe et que les deux Mers se rencontrent autour de cette pointe. Je crois que c’est un phénomène unique au monde. C’est là que je me trouve, dans un petit hôtel, à travailler comme une esclave, et j’espère pouvoir terminer mon livre ici dans quelques mois. » Karen Blixen à propos de  » La ferme africaine » dans Lettres du Danemark (1931-1962).

Ainsi ne cessons nous de nous demander où nous nous trouvons exactement dans ce pays. Face à la mer du Nord? Devant la Baltique? Au bord du détroit de l’ Øresund ? Comment se situer devant ce « phénomène unique au monde », dans ce lieu où les édifices eux mêmes  semblent suspendus entre les eaux de deux mers.

Je maintiens mon équilibre dans les rues de la ville entre le froid qui me surprend à cette époque de douceur automnale et le vent qui s’engouffre par rafales,  et j’avance à la recherche de lieux que je pourrais nommer.

Vue sur Copenhague depuis l’avion

Jour de pluie à  Copenhague

Nyhavn

Skuespilhuset ( Royal Danish Playhouse)

resund depuis le Louisiana

Vue sur l’Øreseund depuis le Louisiana

Vue sur l’Øresund depuis le Louisiana